Faire l’amour implique un certain rapport entre « l’âme » et le corps. Dans Sexualités humaines n° 1 (avril-mai-juin 2009), David Simard, philosophe, écrit que l'amour sans le corps ne permet pas de faire l’amour,

Intervention de Maitre Ingrid Geray lors du Congrès International de la World Association for Sexual Heath de Porto Alegre qui a eu lieu du 21 au 24 septembre 2013

 

Les objectifs des interventions dans le champ de la santé sexuelle et des droits humains permettront de répondre à la question : «pourquoi les individus sont-ils différents dans leurs propensions à s’engager dans des comportements sexuels à risque ?». Cette communication en plénière, faite par le Dr Troussier, a inauguré le congrès de la Société Française de Lutte contre le SIDA (SFLS) en novembre 2011.

Traditionnellement, la sexualité a été abordée comme une cause de maladies ou de problèmes : infections sexuellement transmissibles, grossesses non programmées / non souhaitées, violences, troubles et dysfonctions sexuelles et stérilité. Dans cette même perspective on considérait que la vie sexuelle était exclusivement située dans le champ du mariage et vouée à la reproduction humaine. Ces valeurs et ces conceptions sont toujours présentes dans un certain nombre de cultures. Mais, un certain nombre d'acteurs internationaux et de santé publique commencent à considérer qu’elles sont parfois associées à des maladies ou à des troubles et des violences. Depuis les années 60 et 70, ont été développées dans le champ de l'OMS et d'autres organisations internationales (IPPF, WAS, etc.) de nouvelles conceptions qui considèrent que la vie sexuelle en soi est une source d'épanouissement et de bien-être, qu'elle n'est pas nécessairement associée à la reproduction ni située dans le champ du mariage. Ces nouvelles conceptions vont parfois à l'encontre de valeurs et d'institutions religieuses, culturelles ou politiques qui s'opposent à leur dissémination dans l’offre de soins publique ou privée. L'éducation sexuelle qui vise à développer les libres choix des individus dans le respect des règles morales est souvent combattue. Sexualité et Droits humains : c'est bien l'ancrage des questions de sexualité dans le champ de la sexualité qui a ouvert la réflexion sur les droits humains au sein de l'IPPF, la WAS et qui ont été repris à partir de 2002 par l'OMS, et plus récemment par l'UNESCO. Les Droits sexuels, inscrits dans le contexte de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme qui stipule que "les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits", visent à protéger l'ensemble des situations concernées par les questions de sexualité et de genre.

Droits humains ou droits sexuels

La Chaire a fait le choix d'articuler la santé sexuelle et les droits humains alors que d'autres organisations comme la WAS (Association Mondiale de Santé sexuelle) ou l'IPPF (Fédération Internationale des Centres de planification familiale) ont choisi d'élaborer le concept de "droits sexuels" et d'en établir une liste exhaustive.

FaLang translation system by Faboba